OCKA est une infrastructure ouverte de données climatiques construite depuis l'Afrique, pour l'Afrique. Un bien commun scientifique gouverné par ses contributeurs.
Un chemin à tracer, pas à emprunter. Des écosystèmes, des industries, des pratiques africaines qui méritent leurs propres données.
Les bases de données qui structurent l'analyse climat mondiale — ACV, méthodologies MRV, référentiels carbone — sont conçues depuis l'Europe et l'Amérique du Nord. Elles décrivent les industries, les sols, les mix énergétiques, les pratiques agricoles de ces régions.
Pour l'Afrique, deux choix aujourd'hui : utiliser ces données comme approximation (scientifiquement inexact), ou acheter des licences coûteuses à des bases qui ne décrivent pas le continent.
Cette dépendance a des conséquences concrètes. Les empreintes carbone des entreprises africaines sont mal estimées. Les projets carbone peinent à se qualifier. Les politiques climatiques nationales s'appuient sur des données qui ne correspondent pas aux réalités locales.
OCKA inverse la logique. Au lieu d'attendre que les bases européennes s'adaptent au contexte africain, nous construisons, depuis l'Afrique, les bases de données que le continent utilise.
Les sources sont africaines : publications scientifiques du continent, rapports institutionnels (MTEDD, HCP, ONEE, OCP au Maroc, et leurs équivalents dans les autres pays), thèses universitaires, données terrain collectées par les acteurs économiques.
La gouvernance est distribuée. Les contributeurs valident collectivement les données. Les mainteneurs sectoriels sont élus par la communauté. Aucune autorité centrale ne décide seule de ce qui est vrai.
OCKA est initiée et opérée par Konfluance SARL, entreprise ClimaTech marocaine basée à Rabat. L'infrastructure technique (hébergement, développement, animation) est prise en charge par Konfluance.
La propriété scientifique appartient à la communauté. Chaque donnée publiée est attribuée à ses contributeurs. Les décisions éditoriales sont prises collectivement par les mainteneurs élus.
Pour la phase bêta, les contributions se font en lien direct avec Konfluance. Le workflow de contribution publique s'ouvrira dans les semaines à venir.